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Décidément, les RADI ont de la suite dans leurs " idéaux " et un sens aigu des responsabilités!!!
Dimanche 16 Novembre 2008 à 18:29 Publié par adamarc77 dans Questions internationales
Au Maroc, on connait déja, depuis la fin de semaine dernière le nom du Premier Secrétaire du parti socialiste, l' Union Socialiste des Forces Populaires. Co-fondateur de l' UNFP et Premier Secrétaire Adjoint de 2003 à octobre 2007, Abdelouahed Radi, a été élu le 8 novembre à Skhirat, près de Rabat, lors du Congrès du parti. Il a devancé cinq autres candidats dont l' ancien Ministre des Finances, Fathallah Oualalou. Cet homme au parcours politique diversifié et réfléchi est une figure emblématique du paysage politique marocain, de nature et d' aspirations modérées qui a su respecter une ligne politique claire: à la fois progressiste et respectueuse du système de valeurs de la société marocaine tradfitionnelle. Favorable au consensus démocratique et convaincu de l' importance du dialogue social, son sens aigu de la négociation a fait de ce modéré de 73 ans un politique crédible plus pragmatique qu' idéologique comme en témoigne son cheminement personnel si spécifique. Professeur de psycho-sociologie à l' Université de Rabat, Diplômé de La Sorbonne et co-fondateur de nombreuses organisations associatives et syndicales marocaines, ce social- démocrate a su tisser son réseau d' influence au sein de l' Opposition tout en préservant des relations de confiance et de respect avec le Pouvoir Monarchique, au service de la Nation. Député depuis 1963, tour à tour Ministre de la Coopération, Secrétaire général de l' Union Africaine, il a occupé le poste de President de la Chambre des Représentants de 97 à 2007 et a été nommé à l' automne de la même année, Ministre de la Justice par Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Assez proche du Palais, Abdelouahed Radi, qui succède à Mohamed El-Yazghi dans un contexte délicat pour le parti depuis les élections législatives de septembre 2007 et les remous internes qu' avait entrainés sa rétrogradation à la 5 éme place au Parlement, devra faire face, naturellement, à un certain nombre de ses détracteurs qui lui reprochent d' être trop proche du Makhzen, soit le pouvoir en place. Dés lors, face à la poussée du Parti de la Justice et du Développement et la popularité de l' historique Parti Nationaliste, l' Istiqlal, Radi le stratège, parviendra- t' il à rassembler les sympathisants et reconquérir les couches populaires? Dans un parti divisé, il conviendra logiquement de redéfinir une ligne claire, notamment en ce qui concerne son positionnement tactique. De partenaire de l' Executif, doit-elle passer à un statut d' opposition traditionnel pour recouvrer une certaine crédibilité? Le nouveau dirigeant semble l' exclure "L'USFP reste, bien sûr, au gouvernement, quitte à renégocier sa présence". Monsieur Radi semble même tenté de conserver son portefeuille de la Justice, quitte à ne pas respecter un engagement pris précédemment. " Il y a cinq mois, j' avais dit, en effet, que je quitterai le gouvernement, si j'étais élu, pour me consacrer entièrement à l'USFP, mais certains, au sein du parti, contestent cette position". La question des alliances est également posée. L' USFP est menacée à droite par le Parti Authenticité et Modernité, apparu en août, à l'initiative d' un ami très proche du Roi, Fouad Ali El-Himma. Un parti à l' efficacité redoutable et qui ratisse large. En quelques mois, le PAM, ancien Mouvement des Démocrates, est parvenu à fédérer plus d' une trentaine de députés et s' est allié avec le Rassemblement National des Indépendants, devenant ainsi le premier groupe parlementaire, avec 75 députés sur 325, devant l' Istiqlal. Gageons qu' Abdelouahed Radi, rompu aux stratégies d' alliances et à une certaine cohérence idéologique, saura trouver les moyens de s' adapter à la nouvelle configuration de l' échiquier politique marocain tout en gardant le cap des réformes à accomplir pour mener la nation vers un meilleur développement, économique et social, et ce sous l' autorité bienveillante du Souverain Chérifien.
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AZIZ ALEXIS RADI, cofondateur de la Maison du Diabète, lance la pose de la pompe à insuline au Maroc
Samedi 15 Novembre 2008 à 15:36 Publié par adamarc77 dans Santé et Sciences
Entretien avec le Professeur Agrégé AZIZ ALEXIS RADI - Médecin Spécialiste en Endocrinologie/Diabétologie/Nutrition - Diplômé de l' Université de LYON réalisé par le Docteur Abdellatif TLEMSANI, Médecin Biologiste, ancien Médecin Externe du CHU Ibn Sina de Rabat
Docteur Abdellatif Tlemsani (Dr A.T) : Professeur Aziz Radi, nous avons appris que vous vous préparez à Innover dans le traitement du diabète au Maroc en lançant la POSE ENCADREE de la POMPE A INSULINE (PI); d' abord pourquoi la précision « encadrée » ? Professeur Aziz Radi (Pr A.R) : La PI n’est pas comme un téléphone portable par exemple qui, une fois qu’il vous est fourni, vous en faites votre affaire. La PI exige, en post- pose, un accompagnement de près du patient 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, assuré par la structure de pose , le prestataire de services et un personnel formé pour celà. La PI est un materiel de haute technologie, certes simple à utiliser techniquement, mais le patient comme le médecin prescripteur, le poseur et le fournisseur, doivent en posséder à la fois la technique et la culture de l’insulinothérapie par la PI. Aussi, par mesure de sécurité pour le patient comme pour en maîtriser les dépenses, il y a des règles d’ENCADREMENT de la PI qui doivent être appliquées du début à la fin.
Dr. A.T : Les diabétiques veulent savoir si l’arsenal déjà existant est dépassé ? Pr A.R : Non, loin de là ! Je souscris d’ailleurs au terme arsenal que vous utilisez car le traitement du diabète est un véritable combat, pour le patient, ses proches, le corps médical et paramédical comme pour l’Etat. Sa prévention est aussi un combat. Les moyens thérapeutiques dont nous disposons, quand ils sont bien appliqués, ont fait leur preuve de grande efficacité depuis très longtemps.
Dr A.T : Pouvez vous nous en rappeler les grandes familles ? Pr A.R : 1°/ LA DIETETIQUE non en tant que régimes trop restrictifs en vogue jusqu’aux années 1980, mais en tant qu’alimentation équilibrée, adaptée selon qu’il s’agisse de traiter le diabète type 1 (DT1) dit insulinodépendant, ou celui de type 2 (DT2) dit non insulinodépendant. Avec l’activité physique (voire sport) et l’hygiène du corps (pieds), la diététique est la pierre angulaire de tout traitement du Diabète . D’oû le rôle majeur des diététiciens, des podologues, aux côtés des médecins et des Infirmiers (ères). 2°/ Les REDUCTEURS ORAUX du taux de sucre dans le sang (glycémie) pour le DT2 : SULFAMIDES tels le gliclazide, glybenclamides.... pour ne citer que les plus anciens parmi eux, les BIGUANIDES dont la metformine est le seul représentant pour ne rappeler là aussi que les dénominations chimiques internationales de ces deux principales familles. Les nouvelles familles, soit n’ont fait qu’améliorer avec plus au moins de bonheur le bénéfice de la médication orale, soit sont de découverte et de commercialisation trop récentes pour évaluer leur capacité à éviter les complications du diabète. Il en est ainsi des INCRETINES, hormones intestinales et des INHIBITEURS de L’ALFA GLUCOSIDASE, robinet pour l’absorption intestinale du glucose (le sucre de base). 3°/ La merveilleuse INSULINE. Depuis sa découverte en 1922 à Toronto au Canada, elle a permis et permet encore de sauver des millions de diabétiques dans le monde de la mort et/ou des complications du diabète dans le DT1 comme dans le DT2. Deux nouvelles insulines ont été mises au point depuis 2000 : Glargine et Detemir. Elles sont dites BASALES parce que injectées sous la peau, en général à 22H, elles sont délivrées au corps de façon régulière, en très petite quantité et leur action dure presque 24 heures. Elles miment le pancréas normal et assurent un meilleur équilibre du diabète et un certain confort meilleur pour le diabétique avec en plus des chutes des taux de sucre durant le sommeil moins fréquentes.
Dr A.T : Pourtant, que de diabètes sont déséquilibrés. Que de diabétiques sont atteints de complications du diabète ! Pr A.R : Tous ces moyens ont des règles sur lesquelles il y’a presque un consensus mondial que le médecin doit respecter et que le patient doit appliquer avec persévérance... Hélas, ce n’est pas toujours le cas, au Maroc comme dans le reste du monde ! D’où les échecs rencontrés.
Dr A.T : Même avec l’insuline ? Pr A.R : Oui quand son utilisation est mal gérée.
Dr A.T : Le traitement par l’insuline est-il toujours nécessaire, et cela signifie-t-il que le cas est grave ? Pr A. R : Oui dans le DT1 où l’apport de l’insuline est vital car le pancréas ne dispose pas de réserves et tout retard d’injection d’insuline conduit au coma qui peut être mortel dans de brefs délais. Dans le DT2 l’apport d’insuline devient une nécessité absolue quand le pancréas ne peut plus fabriquer de l’insuline, les cellules de fabrication étant asséchées, mortes.... Quand le corps doit subir une opération, ou subit des brûlures, infections graves, plaies chroniques, l’insuline, pourtant présente, rencontre de fortes résistances à ses actions. Il faut en apporter pour forcer le barrage. Quand existent certaines complications du diabète, quand les reins ou le foie, le coeur, les bronches et poumons sont défaillants, l’utilisation des comprimés est, soit interdite soit inopérante ; quand existe une allergie aux comprimés, alors il faut faire appel à l’insuline. L’insuline est donc la bouée de sauvetage ! Les patients doivent prendre conscience de tout cela.
Dr A.T : Dans ces cas, on a recours à l’insuline certes, mais qu’elle soit injectée par seringue ou par stylo jetable ou réutilisable, elle n’en demeure pas moins efficace ? Pr A.R : Oui.
Dr A.T : Alors pourquoi faire appel à la pompe à insuline (PI) ? Dans quels cas la posez vous ? Pr A.R : Excellente question ! Mais avant de répondre directement à vos interrogations, je voudrais vous préciser dans quels cas je refuse de la poser. Je ne la pose pas chez : 1°/ Tout diabétique à la personnalité instable ou atteint de maladies psychiatriques... 2°/ Tout diabétique indiscipliné, incapable de faire tous les jours, au moins six glycémies au doigt. 3°/ Tout diabétique atteint de rétionopathie diabétique non maîtrisée par panphotocoagulation (au Laser) et sans l’autorisation écrite de son ophtalmologue. 4°/ Tout diabétique vivant seul ou habitant à plus de 100 km du service de pose de la pompe ou vivant dans un périmètre sans moyens de transport sûrs et rapides, et ce par mesure de sécurité pour le patient.
Dr A.T : Que reste-t-il alors comme situations dans lesquelles la pose de la PI est justifiée ? Pr A.R : Il faut distinguer deux grandes situations : 1°/ LES POSES PROVISOIRES. 2°/ LES POSES DEFINITIVES. Les POSES PROVISOIRES de PI favorisent les guérisons ou la traversée rapides d’une période difficile, voire menaçante pour la vie du diabétique ou son intégrité physique :
Les POSES DEFINITIVES DE PI ou au moins à long et à très long terme concernent :
Dr A.T : La PI, cela consiste en quoi ? Pr A.R : Merci pour votre patience. Je vais enfin vous décrire la PI ! Mais vous l’avez compris, il ne sert à rien de connaître la PI si l’on n’adhère pas d’abord à ce qui précède. La PI est un boîtier qui n’est pas plus volumineux que certains téléphones portables (TP), un peu plus lourd, et qui, comme le TP, se porte dans sa sacoche en général à la ceinture loin du TP et d’un Pace Maker, au dos. Dans ce boîtier sont inclus, un réservoir d’insuline (cartouche de 200 à 300 UI), un piston animé par un moteur à Pile. La PI est reliée à un Cathéter très fin muni d’une petite canule. Cathéter et canule sont jetables et changés tous le trois jours. La canule est insérée sous la peau comme lorsque le patient se fait une injection d’insuline, en moins douloureux selon les patients. Inflammation, infection sont possibles mais rattrapables ; des plicatures du cathéter peuvent se produire et sont aussi rattrapables ; la pile est facile à changer ; la panne du moteur est possible. Une alarme aide à repérer les anomalies. D’où la vigilance nécessaire. Le patient apprend à savoir réagir en cas d ’hypoglycémie et à ne pas tarder à s’injecter de l’insuline au stylo ou à la seringue si panne de PI. Le médecin calcule la dose journalière nécessaire d’insuline ultrarapide, programme la pompe pour qu’elle en délivre 50% par exemple de la dose totale en continu à raison de x unités par heure, c’est le débit de base ou minimum nécessaire, les 50% restants sont répartis sur les repas. Sans se piquer à chaque repas, le diabétique actionne la PI pour qu’elle délivre à l’organisme un supplément d’insuline programmé appelé Bollus en vue de « brûler »le sucre apporté par le repas du moment. Le régime alimentaire n’en est que plus élargi tout en restant équilibré. La PI mime tellement bien le pancréas et la précision de son débit d’insuline est telle, que la PI permet d’équilibrer rapidement le diabète. Mais il est impératif que le patient contrôle sa glycémie au doigt quatre à six fois par jour. Il est formé pour cela. Et là je vous renvois aux stages de formation que l’on organise pour le candidat à la PI et ses proches.
Dr. A.T : Doit-on rester connecté à la pompe tout le temps ? Pr A.R : Il est possible de déconnecter la PI pour prendre un bain, pour vivre ses moments intimes, mais pas forcément pour faire certains sports. Mais dans tous les cas, il faut SE RECONNECTER à la pompe dans pas plus de deux heures.
Dr A.T : Vous démarrez la pose de la PI au Maroc quand et où ? Pr A.R : Avant fin 2008, là où les conditions peuvent être réunies, là où j’exerce de préférence !.... C’est une plus-value pour le secteur d’hospitalisation, pour la médecine et pour l’action sanitaire du Royaume pouvant contribuer à mieux soigner les diabétiques et à lutter contre les complications du diabète, à favoriser la scolarité des jeunes diabétiques, à réduire les arrêts de travail chez les adultes actifs, à assurer un meilleur confort de vie chez nos diabétiques âgés....
Dr A.T : Mais la PI et son utilisation ont un coût. Ne craignez vous pas que l’on vous reproche d’aller vers une médecine à deux vitesses ? Pr A.R : Ce n’est pas parce que tous les citoyens ne peuvent pas rouler en voitures haut de gamme que la SOMACA ne doit pas en produire et les commercialiser.... ! Rappelez-vous, au départ, le prix du téléphone portable était 20 fois supérieur au prix actuel. Je ne désespère pas que le coût de la PI suive un tel cours de baisse. Et puis, toute innovation à un coût, le tout est de maîtriser la pose de la PI. Il ne s’agit pas d’en semer à tout vent.
Dr A.T : Quel en est le coût ? Pr A.R : Il ne faut pas compter que l’acquisition ou location de la PI, il faut tenir compte du prix de revient du matériel jetable (consommables). Là j’attends l’actualisation des devis par le prestataire de services.
Dr A. T : Un ordre d’ idée ? Pr A.R : Quelques 3000 à 4000 Dirhams par mois hors frais d’hospitalisation. Et ce n’est pas moi qui détermine le coût. Ma motivation est avant tout intellectuelle et professionnelle à la recherche du progrès, dans l’intérêt du malade et dans le respect de l’éthique médicale. De toute façon, une évaluation sera à faire. Je pense à la poche du patient comme aux comptes des organismes d’assurance maladie et bien entendu à ceux de notre Etat.
Source: L' Opinion du 25 octobre 2008
Contre toute attente, Ségolène Royal a obtenu 29% des voix des militants du PS et se doit, désormais de former la majorité la plus large possible en vue du Congrès de Reims qui donnera lieu à la désignation du successeur de François Hollande à la tête du parti. Comme à l' accoutumée, la synthèse entre les différentes motions est délicate à opérer et les stratégies d' alliances butent sur la question sensible du positionnement idéologique. Bertrand Delanoë et Martine Aubry qui ont obtenu chacun 1/4 des voix des militants refusent explicitement de rejoindre un bloc s' accomodant d' une alliance avec le Centre, en particulier le Modem de François Bayrou. Et pourtant, Ségolène devra tenter de compenser l' émiettement des voix, deux ans après sa nette victoire aux primaires socialistes de l' automne 2006 et ses 60 % de suffrages...Alors que le "jeune lion" Benoit Hamon, clairement positionné à l' aile gauche du parti et qui se voit bien trôner à son tour, fort de ses 19% de voix et son implication dans le débat interne, entend bien cristalliser cette opposition à une association de circonstance avec le centre-droit, oeuphémisme politique selon les partisans de la "ligne claire". Le député Pierre Moscovici, strauss-kahnien d' aspiration, aubryiste fugace et déçu, dernièrement converti au Delanoïsme a d' ailleurs jugé "inquiétante cette logique de fragmentation". Sans doute habitué à ces divergences, Jean-Marc Ayrault, chef de file des députés PS, "constate" quant à lui, non avec une certaine appréhension une "certaine" division.... Le mot d' ordre est au rassemblement, les ambitions et les rancoeurs personnelles s' effacent devant la nécessité de faire bloc pour feindre, au moins, l' unité d' un parti qui laisse plus d' un sympathisants voire observateurs sceptiques, après 3 défaites successives aux présidentielles. Ainsi, Ségolène entend veiller à ce que l' esprit du vote soit respecté, décidée à rassembler, "sans exclusive".. Les questions de personnes restent, là encore, provisoirement éludées, "au frigidaire", Bertrand Delanoë, refusant même de constituer "un problème", au regard de la discipline du parti. Soutenu, presque malgré lui, par le candidat sortant au bilan médiocre et ponctuellement oublié par Lionel Jospin qui avait, sans doute, mieux ou plus urgent à faire le jour du vote, il a vraisemblablement sous-estimé, encore une fois, la popularité et la capacité de mobilisation de la Présidente de la Région Poitou-Charentes qui a pu compter sur d' importantes fédérations comme les Bouches-du-Rhône, où elle aurait obtenu 73% des voix, et l' Hérault. François Rebsamen, n° 2 du parti et soutien de Mme Royal, a vu dans le vote "un choix en faveur du changement, de la transformation du parti". Selon lui, c' est maintenant à "Mme Royal de tenter d'organiser le rassemblement pour constituer une nouvelle majorité au congrès de Reims"...Vous l' aurez compris, " Change has come in PS land " Compte tenu de l'aspiration au renouvellement, le député européen Vincent Peillon, 48 ans, paraîtrait avoir le meilleur profil dans l'équipe Royal pour revendiquer le poste de chef du parti. Et à moins de forcer le réfrigérateur, une candidature de notre Ségolène, New Age semble peu probable... Mais, au PS, tout est possible aussi.......
" CHANGE HAS COME IN AMERICA ", AND IN THE WHOLE WORLD TOO...Congratulations, Mister President
Lundi 10 Novembre 2008 à 13:33 Publié par adamarc77 dans Questions internationales Dans la série " au cas où vous ne seriez pas au courant", Barack Obama est devenu, mardi dernier, l' homme le plus puissant du monde, ou presque, la suprématie américaine ayant été quelque peu altérée par les erreurs grossières commises par l' Administration Bush en terme de politique internationale et le choc d' une crise financière aux retombées économiques lourdes. Son élection a été accueillie par le monde entier comme une vague de fraicheur et d' espoir, de renouveau attendu tant par les peuples que leurs dirigeants. Plus de 85 % des français se seraient prononcé en faveur du candidat démocrate...Quant aux diplomates et Chefs d' Etats, ils sont conscients du fait qu' ils trouveront, sans doute, en Obama le sens du dialogue et le pacifisme qui ont tant manqué à son prédecesseur, dans un contexte international et économique brûlant. Les attentes qu' il suscite dépassent le simple cadre américain pour embrasser l' ensemble des nations qui observeront avec bcp d' attention les premiers mois de son mandat et les mesures concrètes qu' il entendra mettre en oeuvre..Le "changement " "espéré" par tous les citoyens du monde, c' est la rupture avec l' unilatéralisme institutionnalisé, l' ultra-libéralisme sauvage, dérégulé, qui a sonné le glas d' un capitalisme financier rattrappé par les exigences de l' économie réelle, la fin attendue d' un impérialisme qui a justifié les guerres les moins nobles, coûteuses en hommes comme en liquidités, décrédibilisant la nation américaine autant que son budget public...L' avènement d' un afro-américain à la tête d' un pays où des hommes furent réduits à l' esclavage le plus avilissant, où les gens de couleurs se voyaient refuser des droits civiques élementaires, ce n' est pas qu' un symbole de plus, ou la revanche d' un passé lourd ou honteux, c' est l' expression d' une espérance en un monde plus juste, plus ouvert où les valeurs communes aux hommes de toutes ethnies, confessions, conditions dépassent les différences apparentes, négligeables...
Concrétement, le nouveau Président aura la tâche difficile de relancer une économie récessive et rongée par la crise financière la plus grave depuis 80 ans. Redorer le blason de son pays après les dérives politiques et les scandales financiers des années Bush, le plus impopulaire des dirigeants américains, ne sera pas une paire de manches...Lobbies pétroliers encanaillés avec l' administration la plus riche de l' histoire politique américaine, mensonges et propagande continues pour justifier les interventions militaires afghanes et surtout irakiennes, sacralisation de la menace terroriste et du soi-disant " axe du mal ", façon Star Wars, prétendue émancipation des peuples opprimés et démocratisation des régimes politiques sur fond de guerre civile sans fin..Cette ingérence systématique dans les affaires internationales pour des raisons prétenduement vertueuses et "désintéressées", quand des enjeux domestiques tels que les inégalités économiques, sociales et sanitaires restent entiers, c' est de cela dont les citoyens du monde ont assez. Les américains ne sont plus en mesure de donner de leçons à qui que cela soit, depuis les scandales Enron, depuis Kyoto, depuis l' Irak et ses prétendues armes de destruction massive, Guantanamo, depuis le 15 septembre dernier...Si les Etats-Unis veulent redevenir un modèle de réussite et de démocratie c' est en montrant l' exemple, et non en prétendant gouverner le monde à sa guise, en monopolisant les leviers de croissance ou de prospérité et distribuer les restes aux nations suivistes, aux "gentils" alignés qui ne doivent leur considération Outre -Atlantique qu' à leur docilité ou leurs loyaux services...Depuis le 4 novembre 2008, une autre Amérique semble se dessiner, " l' heure du changement est venue", elle mettra du temps à effacer les errances passées, mais comme 130 Millions d' Américains, j' ai foi en Barack Obama !!!!!!!!!
1 semaine mémorable pour les marchés mondiaux: ou la nécessité de jouer collectif et d' attendre....
Bref, si les Etats et les Banques Centrales font ce qu' ils peuvent pour recapitaliser, prendre des participations, absorber les risques, garantir l' épargne des contribuables et , plus récemment, protéger le marché inter-bancaire face aux faillites successives des banques d' affaires et/ou de dépôt, tout cela ne semble pas encore significativement rassurer les marchés et leurs acteurs, anxieux et choqués par cette débacle à grande échelle. Le Président du FMI a rappelé l' importance d' une action concertée des Etats Européens contraints de conjugeur leurs efforts à ceux des Institutions financières régionales et internationales pour éviter une amplification du phénomène. Ses propos confiants et solennels à la fois intervenaient au moment où plusieurs pays de l' Union, la zone Euro ou l' Europe, tout court, avaient pris des initiatives un peu "autonomes" pour tenter de sauver leurs banques et leurs économies domestiques. Les gouvernements anglais, allemands et irlandais tentaient ainsi de prévenir les faillites de leurs institutions bancaires au rôle stratégique pour ces pays rompus, de longue date à l' économie de marché. Imaginez même un Jean-Claude Trichet tenter de recoller les morceaux en rabaissant de 3/4 de points le "sacro-saint taux directeur de la zone Euro...Et là encore, il était sans doute un peu tard pour rassurer les investisseurs sur leur capacité à lever des fonds et les épargnants sur la garantie, encore moins la rentabilité de leurs placements..Après le rassemblement du gratin de la gouvernance économique mondiale, le Groupe des Septs, samed à Washingtoni et à l' issue de la réunion de l' Euro-groupe, dimanche, chez Nicolas, la ligne de conduite restait, tout de même, inchangée, soit rassurer les marchés en garantissant les financements interbancaires, adapter les plans de sauvetages pour chaque pays de la zone Euro tout en restant coordonnés....Rester solidaires dans nos égoismes, en somme Puisque c' était la semaine des indices boursiers et des pourcentages en tous genres, imprégnez-vous des ordres de grandeurs suivants, la conscientisation concréte des écarts par rapport à une situation économique calme ou encore "classique", soit prospère, ne s' opérant certainement que dans quelques mois ou semaines, espérons - le, lorsque les marchés et leurs traders auront repris des couleurs... En tout cas, après le jeudi "gris" à New York, qui donnait un peu dans le gris/noir, la Bourse de Paris connaissait à son tour vendredi matin le spectre de la "déprécession", une semaine après la timide constatation objective d' un ralentissement de notre croissance économique et ce deux mois d' affilée. Assez causé, le CAC 40 plongeait de 8,21% en tout début de séance, dégringolant rapidement pour tomber même, brièvement sous les 10%, avant de se stabiliser un peu. L' indice vedette chutait de 282,53 points à 3.160,17 points. La place parisienne avait clôturé sur un nouveau repli jeudi (-1,55%), après avoir dégringolé lundi (-9,04%) et mercredi (-6,31%). La veille, après le plongeont du Dow Jones de 7,33% (soit -678,91 points), les places asiatiques avaient suivi : à Tokyo, l' indice Nikkei s' effondrant de 9,62%, sa pire baisse en une séance depuis 21 ans, tandis que Hong-Kong chutait de plus de 7% à mi-séance. A Paris, l' ensemble des valeurs vedettes, tous secteurs confondus, enregistraient de très fortes baisses: ArcelorMittal - 12,19% à 22,03 euros, GDF Suez et Veolia Environnement, -11,62% à 23,00 euros et -11,91% à 20,94 euros Renault -10,52% à 29,30 euros, Carrefour -10,14% à 24,54 euros, et Société Générale -10,01% à 51,74 euros. Selon certains spécialistes "une nouvelle vague baissière" pourrait emmener le CAC 40 vers les 3.000 points, voire plus bas - une tôle à ce niveau - alors que les tensions persistent sur un marché interbancaire empoisonné par la défiance et la "trouille" d' y perdre ses ronds... En substance, le chiffre à retenir est - 7,73 % en clôture vendredi, un peu plus qu' à Wall Street, la veille. On a fait mieux mais pire...Apparemment, les courtiers vendent les actions quel que soit leur cours, histoire de s' en débarrasser avant que leur valeur ne se déprécie davantage. Du coup, les indices globaux s' effondrent. Si ça ne vous déprime pas, l' économie mondiale, elle, file un très mauvais coton......Allo, Docteur Sarkosy, ma "Dette" me fait mal !!!!
Voilà à plus, et BONNE SEMAINE...... vous connaissez tous cette devise d' une ctualité déconcertante: "C' est quand on est au pied du mur qu' on le voit le mieux" A bon Boursicoteur Salut.....
LA PHYSIONOMIE DE NOS PLACES BOURSIERES, CETTE SEMAINE
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